Consentant (adjectif)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Adjectif |
XII e siècle. Participe présent de consentir.
1. . Qui donne son consentement. Les parties présentes et
2. Qui consent, qui est d'accord. Êtes-vous
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Adjectif |
Qui consent. "Êtes-vous
Dictionnaire d'Emile Littré
| Adjectif |
Terme de droit. Qui consent. Le mari est
HISTORIQUE
XIIème siècle
Th. le mart. 72: Sainte escripture dit.... Que li consentanz est del mesfait en partie
XIIIème siècle
J. DE MEUNG: « Luxure dampne à cop à tout le mains [moins] deux ames, Non pas tant seulement les seigneurs ne les dames, Mais tous les consentans, soient homes ou fames »
BEAUMANOIR: « Li bareteur qui font la fraude et tuit li
XIVème siècle
COMM.: « Ledit Francisque fut
ÉTYMOLOGIE
Consentir. Dans le XVIe siècle on usait beaucoup d'un adjectif consent, consente, qui avait même sens.
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Adjectif |
Qui consent. "Le mari est
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
| Adjectif |
Qui consent. "Le mari est
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
| Adjectif |
Qui consent. "Le mari est
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
ANTE, adj. CONSENTEMENT, s. m. CONSENTIR, v. n. ["Konsan-tan", "tante", "santement", "santi;" 1re et 2e lon. 3e lon. au 1er, "e" muet au 2d.] "Consentir", c'est aquiescer à quelque chôse; trouver bon, vouloir bien ce que l'on propôse. "Consentement", est l'action de consentir, d' aquiescer. "Consentant", celui qui consent, qui aquiesce. 'Il "y a consenti"; il y a donné "son consentement". 'Il "en est
I. "Rem." "Consentant" ne se dit qu'au Palais, et en termes de Pratique: Le mari "est
- Dans le discours ordinaire, on doit dire je "consens", elle "y consent", et non pas "j'en suis
- * En Provence, on dit, en ce sens, "être consent", qui est un vrai barbarisme.
II. "Consentement" ne se dit pas au pluriel; on dit à plusieurs, ou de plusieurs, comme on dit à un seul, "votre consentement", "leur consentement".
Cet infame conseil, ces lâches sentimens,
De cette Cour barbare ont "les consentemens".
"Bréb."
La rime exigeait ce pluriel; et d'âilleurs aûtrefois on les aimait et on les employait plus volontiers qu'aujourd'hui~. = "Consentement" régit la prép. "à": 'Il obtint sans peine "leur consentement à" une action aussi atroce. "Bossuet" le fait suivre de la prép. "avec": 'On rendit grâces à Dumoulin pour "son consentement avec" la Doctrine du Synode, c. à. d. pour "la conformité de" sa Doctrine "avec" celle du Synode.
- Le terme est impropre, et le régime irrégulier. = On dit, adverbialement, "du consentement de;" de "mon", "son", ou "leur consentement;" d'un "commun consentement": 'je l'ai fait "du consentement du" maître, "du" propriétaire, "de son consentement". = Le dernier s'emploie sans régime. 'On s'y détermina "d'un commun consentement".
- * Bossuet lui fait régir la prép "de".: '"D'un commun consentement de tous" les Auteurs Catholiques et Protestans. Dabord, puisque c'est "du consentement de" tous, "commun" est inutile et sent le pléonasme. Ensuite à employer le régime, il falait dire, "du commun", et non pas "d'un commun", comme on dirait, "du consentement unanime de" tous les intéressés.
"Consentement", "aprobation", "ratification", "adhésion" (synon.) "Aprobation" est, de ces termes, celui qui a le sens le plus général: il se raporte également aux opinions de l'esprit, et aux actes de la volonté; et il peut s'apliquer au présent, au passé et à l'avenir: "Consentement" et "ratification" sont relatifs aux actes de la volonté; mais le premier ne s'aplique qu'aux actes du présent et de l' avenir, et le second ne se dit qu'à l'égard des actes du passé. "Adhésion" n'a raport qu'aux opinions et à la doctrine.
- On dit: l'"aprobation d'un" ouvrage; le "consentement à" des articles; la "ratification d'un" traité; l'"adhésion à" la bone doctrine, etc. etc.
III. CONSENTIR, "aquiescer", "adhérer", "tomber d'acord" (synon.) Il semble que "consentir" supôse de la supériorité; les Parens "consentent à" l'établissement de leurs enfans. "Aquiescer" emporte de la soumission; les parties "aquiescent au" jugement d' un Arbitre: il entre dans l'idée d'"adhérer" de la complaisance; les amans "adhérent aux" caprices de leurs maîtresses: enfin, "tomber d'acord" marque de l'aversion pour la dispute; les bones gens "tombent d'acord de" tout.
- Nous "consentons à" ce que les aûtres veulent: nous "aquiesçons à" ce qu'on nous propôse, en l'acceptant, et en nous y conformant: nous "adhérons à" ce qui est fait et conclu par les aûtres, en l'autorisant, et en nous y joignant: nous "tombons d'acord de" ce qu'on nous dit, en l'avouant, et en l'aprouvant. GIR. "Synon."
CONSENTIR régit la prép. "à" ou "de" devant l'infinitif";" le 1er régime est le meilleur. 'Ce ne fut qu'après plusieurs menaces qu'il "consentit" enfin "d'obéir". Hist. d'Angl.
- "À~ obéir" aurait été plus conforme à l'usage et à l'analogie: les verbes qui régissent la prép. "à" devant les noms, la régissent communément devant les verbes. M. "Moreau" met, dans la même page, les deux régimes. 'Les deux Rois "consentirent à se voir". 'Louis ne voulut jamais "consentir de" le "chasser" de ses États.
- L'"Acad." ne met point d'exemple du régime de l'infinitif.
Au Palais on fait "consentir" actif: on lui done le régime direct; (l'acusatif) on dit, "consentir une" société, "consentir une" claûse: et ce qui en est une conséquence, on dit un apointement "consenti par" les parties.
- Hors du Palais ce serait un barbarisme.
Du moins César l'eût fait, s'il "l'avoit consenti".
Corn.
On dirait aujourd'hui, en prôse, "s'il y avait consenti".
Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)
| Adjectif |
Qui consent. "Le mary est
Emplacement dans le dictionnaire :
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de *Sans mention d'auteur (Code civil des Français)...dans une maison de correction pendant un temps déterminé, qui ne pourra être moindre de trois mois, ni excéder deux années. 309. Le mari restera le maître d'arrêter l'effet de cette condamnation, en consentant à reprendre sa femme. 310. Lorsque la séparation de corps prononcée pour toute autre cause que l'adultère de la femme, aura duré trois ans, l'époux qui était originairement défendeur, pourra...
Citation n°2 de Emmanuel SIEYÈS (Qu'est-ce que le Tiers état ?)
...il distingue deux autres ordres dans l'état, sans leur attribuer pourtant d'autre influence que celle qui peut se concilier avec la nature des choses, et il a pour eux tous les égards possibles, en consentant à douter de ses droits jusqu'à la décision du juge suprême. Sous le second rapport, il est la nation . En cette qualité, ses représentants forment toute l'assemblée nationale ; ils en ont tous les...
Citation n°3 de Alphonse de LAMARTINE (Les Nouvelles confidences)
...qu'un acte d'obéissance de sa part, une espèce d'engagement futur ratifié par un notaire et par un prêtre, mais qu'on lui laisserait sa petite-fille à elle seule encore trois ans. D'ailleurs, en consentant étourdiment à se rendre avec elle dans les Abruzzes, elle s'était enlevé à elle-même tout moyen de résistance morale à cette union et tout moyen d'éloignement. Elle n'était entourée que des amis et...
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